Voyage au pays du cachemire

Le cachemire est une des mes matières fétiches. Bien plus chaud que la laine et tellement plus doux, un rêve !
Quand on y a goûté une fois on ne peut plus s’en passer.

En fait le cachemire provient des poils d’une chèvre, qui vit, contrairement à ce que suggère son nom, en Mongolie et dans la partie du Nord de la Chine qu’on appelle la Mongolie intérieure. J’au eu la chance de pouvoir y faire un voyage et de découvrir les troupeaux de chèvres et la filière de fabrication de la matière.

Après un voyage qui paraît interminable on découvre ce paysage aux horizons sans limites, presque lunaire. Il fait beau mais très, très froid. La majorité de la surface est recouverte de steppe aride et en dehors de quelques agglomérations construites en dur les paysans vivent dans de véritables yourtes, des tentes rondes. On est au milieu de nulle part et tout ce que nous considérons comme acquis et évident dans notre 21ième siècle paraît ici très loin voire inexistant.
Il y a la beauté puissante de la nature, la gentillesse naturelle des gens et il y a des chèvres ! Par troupeaux, partout. On se sent comme un extraterrestre arrivant sur la terre, en tout cas c’est un peu comme ça qu’on y est accueilli par les habitants, la peur en moins.
Pour notre arrivée un mouton est immédiatement tué devant nos yeux comme signe de bienvenue et au retour de notre visite un repas très basique, préparé à partir du mouton nous attend dans une yourte chauffée au charbon. Le tout copieusement accompagné d’alcool blanc, bu dans des petits bols en métal comme si c’était de l’eau, un des seuls vices possibles ici.

Aucune voiture n’atteint les troupeaux de chèvres et pour leur rendre visite on se déplace à cheval, qui avance non sans trébucher sur le sol accidenté de la steppe, dépourvu de sentiers. Les chèvres vivent en liberté, un peu comme des cheptels de moutons, elles traversent les plaines accompagnées d’un berger en y broutant l’herbe des steppes, forcément bio !
Pour récupérer leur duvet précieux, les bêtes sont peignées une fois par an aux alentours du mois de mai.
Le résultat est brut avec un aspect et un toucher très loin du cachemire que nous connaissons car il s’y mêlent beaucoup d’impuretés, de longs poils drus et de la saleté.
La fibre douce si convoitée se trouve en fait en dessous des grands poils tel un duvet pour protéger les chèvres du froid sibérien pendant les longs mois d’hiver. C’est pour cela qu’on peigne les chèvres une fois par an seulement, à la fin de l’hiver.
C’est dans la filature que moyennant des machines équipées de rouleaux à brosses qu’on sépare le poil dru du poil doux.
Dans la finalité une chèvre, peignée une fois par an, donne environ 200 grammes de cachemire pur, de première qualité. Cela correspond à peu près à l’emploi utilisé pour faire un pull- over pour femme en deux fils de taille moyenne.
Cela explique en partie le prix assez élevé de cette matière.

Les produits en cachemire que je vous propose sur ce site viennent de Mongolie Intérieure et sont fabriqués par les gens que j’ai connus sur place. Il n’y a pas d’intermédiaire et c’est pour cela que je peux vous garantir une qualité supérieure et vous offrir des prix très raisonnables.